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Musée de l’histoire de l’immigration, Paris
Musées, institutions culturelles

Musée de l’histoire de l’immigration, Paris

Adresse
293, avenue Daumesnil, 75012 Paris
Téléphone
01 53 59 58 60
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Musée de l’Histoire de l’Immigration
Paris (75012)

Le Musée de l’Histoire de l’Immigration, ancienne Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI), est aménagé dans le Palais de la Porte Dorée à l'est de Paris, et ouvert au public depuis octobre 2007.
Selon ses statuts, le Musée de l’histoire de l’immigration a pour mission de « rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle et contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France ».
Le Musée de l’Histoire de l’Immigration est le seul musée national consacré à l’histoire et aux cultures de l’immigration en France.

À travers l’exposition permanente Repères, le musée présente deux siècles de l’histoire de l’immigration sous un angle neuf, en croisant les points de vue historique, anthropologique et artistique. En complément, le Musée propose régulièrement une programmation artistique et culturelle : expositions temporaires, conférences, concerts, cinéma, théâtre, ateliers, etc.
Un parcours est organisé en trois parties, scandées en neuf séquences thématiques :
- La première partie relate l’expérience de l’immigration et présente les raisons du départ, le choix de la France, le voyage, la confrontation avec l’État et l’opinion publique.
- Une deuxième partie traite des lieux de vie, du travail, de l’école, de la participation aux luttes collectives, de l’acquisition de la nationalité française, du sport...
- La troisième et dernière partie porte un éclairage sur les apports successifs de cultures d’origines très diversifiées au travers de la langue, des pratiques religieuses, des arts, de la littérature, de la musique mais aussi autour des objets de la vie quotidienne.

Salle des fêtes du Palais de la Porte Dorée

Histoire du Palais de la Porte Dorée
L'histoire du Palais remonte à l'Exposition internationale de 1931. Sa vocation première fut d’être un musée des colonies, devant représenter l’histoire de la conquête coloniale, des territoires colonisés ainsi que son incidence sur les arts. Une stèle portant l’inscription « À la France colonisatrice et civilisatrice » se trouvait d’ailleurs devant le musée.
Après l’exposition coloniale, le Palais change d’attributions au gré des évolutions de l’histoire : musée permanent des Colonies jusqu’en 1935, puis musée de la France d’Outre-mer jusqu’à la fin des années 1950, il accueille en 1961 le Musée des Arts africains et océaniens qui deviendra le Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie (MAAO) en 1990.
Avec la création du musée du Quai Branly – Arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques –, et la fermeture du MAAO en 2003, seul l’Aquarium tropical et les salles historiques du rez-de-chaussée restent ouverts au public.
A partir de 2007, le bâtiment abrite la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, après une période de travaux de réaménagement.
 
Statue de bronze doré représentant Athéna, créée par Léon-Ernest Drivier
Entrée de l'ancien musée des Colonies, pour l'inauguration de l'Exposition coloniale de 1931


Exposition coloniale de 1931: "La plus grande France"
Inaugurée le 6 mai 1931, l'Exposition coloniale tente de promouvoir une image de la France impériale à l’apogée de sa puissance. Prenant la forme d’un immense spectacle populaire, véritable ville dans la ville, l’exposition s’étend sur plus de 1200 mètres de long et est sillonnée de plus de 10 kilomètres de chemins balisés.

                                                               Affiche de l'Exposition coloniale de 1931

L’Exposition coloniale de 1931 s’inscrit dans la tradition des Expositions universelles du XIXe siècle vouées à promouvoir la puissance des nations européennes. Consacrée exclusivement aux colonies, elle fut présentée de mai à novembre 1931, et accueillit près de 8 millions de visiteurs pour 33 millions de billets vendus.

                   Plan de l'Exposition coloniale de 1931

L’exposition souhaitait donner aux Français la sensation de se promener à l’intérieur d’une France qui ne se limiterait pas aux frontières de la métropole. Invité à faire “le tour du monde en un jour”, le visiteur pouvait découvrir chacune des possessions françaises au travers de pavillons s’inspirant d’architectures dites indigènes. L’Indochine était, par exemple, représentée par un pavillon à l’image et aux dimensions spectaculaires du temple cambodgien d’Angkor Vat. Le pavillon de l’Afrique occidentale française s’inspirait de l’architecture soudanaise de la mosquée de Djenné au Mali.
 
  La Mosquée de Djenné au Mali, le plus grand édifice en adobe du monde (terre crue ou 'banco') érigée à partir du 13° siècle

Le Palais de la Porte Dorée est classé au nombre des Monuments historiques depuis 1987.

Son architecte, Albert Laprade, a imaginé une synthèse du style Art déco, de l’architecture classique française, de l’architecture marocaine et d’éléments librement inspirés de l’art des colonies.
Les bas-reliefs de la façade et les fresques à l’intérieur du Palais, exploitent une 'imagerie'  qui vient illustrer le discours colonial porté par l’Exposition coloniale de 1931.