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Monument à la Mulâtresse Solitude, Les Abymes, Guadeloupe

Événements

Monuments et lieux commémoratifs

Monument à la Mulâtresse Solitude, Les Abymes, Guadeloupe

Adresse
Boulevard des Héros, 97139 Les Abymes
Téléphone
05 90 20 10 83
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Monument à la Mulâtresse Solitude

Les Abymes, Guadeloupe

En 1999, la commune des Abymes en Guadeloupe rend hommage à la mulâtresse Solitude en érigeant une statue à sa mémoire, sur le boulevard des Héros. Elle est l’œuvre du sculpteur guadeloupéen Jacky Poulier.

La « mulâtresse » Solitude incarne une figure héroïque et emblématique du marronnage en Guadeloupe.

Le mot "marron” vient de l'espagnol “cimarron”, qui signifie fugitif. Ce terme définit les esclaves insoumis qui s'enfuyaient dans la nature, seuls ou en groupe, dans les montagnes, les forêts et la mangrove. Cette résistance est dénommée le marronage.

André Schwartz-Bart (1928-2006) écrit un roman dédié à La Mulâtresse Solitude, qui paraît en 1972 aux Éditions du Seuil.

Statue de la mulâtresse Solitude, Les Abymes, Guadeloupe


Histoire de la Mulâtresse Solitude

Solitude est la fille d’un colon et d’une esclave née aux environs de 1772. Elle-même réduite en servitude, elle a été libérée lors de la première abolition en 1794.

Lorsque Bonaparte rétablit l’esclavage en 1802, elle rallie une communauté marronne située à Goyave, en Guadeloupe, dirigée par un chef marron, Moudongue Sanga.

Elle s'illustre lors de la bataille du 8 mai 1802 contre les troupes du général français Richepance (1770-1802), aux côtés des troupes armées de Louis Delgrès. Contrairement à ce dernier et à ses compagnons d’armes, elle est capturée et condamnée à mort.

Le général français Richepance (1770-1802)

Enceinte, la mulâtresse Solitude est exécutée par pendaison le 29 novembre 1802, au lendemain de son accouchement.

Madame George Pau Langevin, ministre des Outre-mer, a inauguré le 24 octobre 2014, en présence de Simone Swartz-Bart, autreure du roman qui fait revivre Solitude, une salle de réunion « Mulâtresse Solitude » dans l'enceinte du ministère des Outre-mer. La ministre a rappelé son action passée pour débaptiser la rue du général Richepance, bourreau de la Mulâtresse Solitude, elle, la vraie combattante pour l’idéal républicain, elle, la résistante noire, la femme « doubout » en créole. La comédienne Marie-Noëlle Euzèbe a donné une lecture vibrante prêtant sa voix à l’héroïne, tour à tour enfant esclave, femme libre en lutte contre l’esclavage,
puis suppliciée au lendemain d’un accouchement en captivité.

Marie-Noëlle Euzèbe rend hommage à la Mulâtresse Solitude