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Monuments et lieux commémoratifs

Le Cri, l'Écrit, sculpture

Adresse
Jardin du Luxembourg, 75005 Paris
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LE CRI, L'ÉCRIT

Le Cri, l'Écrit” est une sculpture de 3,70 mètres de hauteur, constituée de trois anneaux de bronze soudés entre eux afin de former une chaîne. Cette œuvre, créée par M. Fabrice Hyber, artiste français de renommée internationale, vise à commémorer l’abolition de l’esclavage.
Elle est placée dans la partie orientale du jardin, non loin de la sortie vers le boulevard Saint-Michel.

La sculpture possède deux faces : l'une est bombée et peinte de couleur sombre ; l'autre est plate et parcourue de nervures rouges et vertes sur un fond blanc. Cette dernière comporte des mots inscrits en relief sur sa surface, qui portent sur la thématique de l'esclavage.
Une plaque située près de l'œuvre explique sa symbolique : l'anneau inférieur symbolise les racines, celui du milieu la possibilité toujours actuelle de l'esclavage, celui du haut, ouvert, son abolition. Sur son revers sont mentionnées plusieurs dates marquant l'abolition et la commémoration de l'esclavage en France, précédées d'un extrait de Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire.
L’œuvre résulte d'une commande publique annoncée par le président de la République lors de la première journée de commémoration en France de l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage. Elle a été inaugurée par MM. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, présidents de la République sortant et nouvellement élu, le 10 mai 2007.

 
L'artiste, Fabrice Hyber, considère que la sculpture a valeur de symbole :

« Le cri c’est la marque de l’abolition de l’esclavage, mais aussi la mise en garde contre l’esclavage moderne. Le cri est de peur, de larmes, mais aussi de joie. Le cri est une métaphore de cet asservissement qui a été aboli par les textes. Le cri c’est un dessin dans l’espace ; pour le jardin devant le Sénat, il fallait un écrit ! L’abolition de l’esclavage, c’est l’anneau de chaîne ouvert, l’anneau fermé c’est que tout peut recommencer, et le piétement, c’est le retour aux racines, mais c’est aussi la Terre qui est un boulet... »