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DOMAINE DE LA PAGERIE  Musée de la Pagerie, Les Trois Îlets, Martinique

Événements

Conférence « Joséphine de Beauharnais et l’esclavage » par Erick Noël
15 FéVR. 2017 > 15 FéVR. 2018
Événements scientifiques
Musées, institutions culturelles

DOMAINE DE LA PAGERIE Musée de la Pagerie, Les Trois Îlets, Martinique

Adresse
Route départementale 38, 97229 Les Trois-Ilets
Téléphone
05 96 68 38 34
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DOMAINE DE LA PAGERIE

Musée de la Pagerie

Propriété du Conseil général de la Martinique.

Situé dans un site magnifique dominant la mer des Caraïbes, le domaine de la Pagerie voit naître en 1763 une petite fille promise à un destin hors du commun: Marie-Joseph-Rose Tascher de la Pagerie, future Joséphine, impératrice des Français (1763-1814). Joséphine passa ses seize premières années au domaine de La Pagerie, deviendra la première épouse de Napoléon Bonaparte de 1796 à 1809 et reine d’Italie de 1804 à 1809. Cette sucrerie du 18ème siècle, entièrement restaurée abritait une vaste habitation de plus de 500 hectares, anciennement connue sous le nom de «Petite Guinée», on y exploitait jusqu’à trois cents esclaves pour la production de cacao, de coton, café, indigo et de canne à sucre. Le musée a été créé en 1929 par Gabriel Hayot, maire des Trois-Îlets qui devient musée départemental en 1984. Au milieu d’un grand parc se trouvent les ruines des bâtiments fonctionnels de l’habitation, ainsi que le musée, installé dans les anciennes cuisines.



La maison natale fut en partie détruite par un ouragan en 1766. Les murs de la chambre de repos de Mme de la Pagerie furent relevés et constituent aujourd'hui une charmante maisonnette de pierres et de tuiles roses convertie en petit musée de l'Impératrice, dans les communs, où un certain docteur Rose-Rosette avait ouvert dans les années 1940 un petit musée exaltant la mémoire de Joséphine. Y sont conservés quelques 200 objets divers, son lit de jeune fille en bois de Courbaril, des lettres de Napoléon, des portraits, des meubles et des souvenirs lui ayant appartenu. 

De la sucrerie qui abrita la famille de Joséphine lors de l'ouragan et où elle vécut après celui-ci, il ne reste que quelques vestiges. Le moulin où l'on distillait les cannes de la plantation sert aujourd'hui à l'accueil des visiteurs. Ces bâtiments sont entourés d'un splendide jardin où est installé un buste de Joséphine. L'évocation de l'Impératrice se poursuit dans la petite église des Trois-Ilets. C'est là que ses parents se marièrent et que Joséphine fut baptisée le 27 juillet 1763. Une plaque commémorative sur la façade de l'église rappelle l'événement et une autre est apposée lors du centenaire de la mort de Napoléon en 1921. Le transept gauche abrite la tombe de Rose-Claire Vergers de Sanois, mère de l'Impératrice.



À la Martinique, Joséphine est un personnage paradoxal: source d'orgueil d'avoir été une figure féminine pour la France et l'influence 'esclavagiste' supposée qu'elle aurait eut sur Napoléon au moment de rétablir l'esclavage. Car, en 1802 Bonaparte abroge l’abolition de 1794 aux Antilles françaises et de sanglantes répressions s’ensuivent à Saint-Domingue et à la Guadeloupe.

Et certains Martiniquais n’oublient pas : la statue en marbre de Joséphine sur la Place de la Savane à Fort-de-France a été de nombreuses fois décapitée et maculée. Souvent restaurée, la mairie a depuis longtemps capitulé devant les multiples récidives et laissé en l'état la sculpture mal aimée. On pense à la déplacer vers le domaine de La Pagerie.

Le sujet, amer, soulève encore de nombreuses réactions. Car ce rétablissement de l'esclavage obéit d'abord au pragmatisme et le souci de stabiliser les colonies françaises, le Premier Consul va maintenir l'esclavage là où il subsiste encore...

L'esclavage, avait été aboli huit ans plus tôt par la Convention le 4 février 1794. Or, dans les faits, pour Napoléon, les femmes n'ont guère voix au chapitre et "n'ont pas à se mêler de politique" dit-il. Ce sont donc des intérêts strictement économiques et les lobbies planteurs qui dictent ce rétablissement de l'esclavage à leur profit. L'abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises est votée en 1848, année où Louisy Mathieu, ancien esclave, devient député de la Guadeloupe au siège de Victor Schœlcher qui représentera la Martinique.


Route départementale 38
Domaine de la Pagerie
97229 Les Trois-Ilets
Contact : 05 96 68 38 34 & marlau@domchaga.com

OUVERTURE AU PUBLIC
Du mardi au vendredi de 9h à 17h30.
Le week-end de 9h30 à 12h30 et de 15h à 17h.
Fermeture à 12h30 les jours fériés.
ÉDUCATION ET CULTURE
Présentation d’une collection muséographique consacrée au souvenir de Joséphine : œuvres d’art, lettres autographes, souvenirs et objets rares d’époque, mobilier ancien.

Le domaine de La Pagerie a été labellisé 'Maison des Illustres'