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Quais de la Garonne, à Bordeaux

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Quais de la Garonne, à Bordeaux

Adresse
Quai de la Garonne, 33000 Bordeaux
Téléphone
05 56 00 66 00
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Quais de la Garonne
à Bordeaux

Les quais de Bordeaux sont inscrits sur la liste du Patrimoine mondial par l’Unesco depuis 2007. Un certain nombre d’édifices datant du XVIIIe siècle sont classés monuments historiques.

Le port de Bordeaux est familièrement nommé le port de la Lune, du fait d'un large méandre en forme de croissant que décrit la Garonne lorsqu'elle passe dans la ville. C'est l'origine du croissant de Lune qui figure au bas du blason de la ville.

 
Bordeaux, le port de la Lune

La traite négrière à Bordeaux est à l'origine de la déportation de plus de 130 000 esclaves noirs vers les possessions françaises. Avec 508 expéditions négrières, Bordeaux se place en deuxième position des ports français, derrière Nantes, pour l'ensemble de la période concernée.
Si la traite négrière contribua à développer la puissance économique de Bordeaux, c'est essentiellement le commerce des denrées coloniales, produites par les esclaves, qui a enrichi la ville.
 
En 1571, le parlement de Bordeaux exigea la libération d'esclaves noirs amenés dans le port de la Lune pour y être vendus. Le premier voyage négrier bordelais s'effectue un siècle plus tard en 1672, mais jusqu'en 1740, les Bordelais envoient seulement 24 navires. L'apogée de la traite négrière bordelaise se situe à la fin du XVIIIe siècle, et Bordeaux dépasse même en 1786 son « concurrent » nantais, en développant en particulier la traite sur la côte est de l'Afrique.

Port de Bordeaux © Archives municipales de Bordeaux

La traite négrière bordelaise permet de développer le commerce sucrier des Antilles et notamment celui de Saint-Domingue. De formidables fortunes s'édifient, fondées sur l'esclavage, soit avec le commerce des denrées coloniales, produit du travail des nègres, soit en tant que propriétaires de plantations aux îles.

 
Port de Bordeaux du côté des Salinières, par Claude-Joseph Vernet, 1758 © Musée national de la Marine

Selon l'historien Éric Saugera, entre 1685 et 1826, 186 armateurs bordelais participent directement à la traite négrière avec plus de 508 expéditions. Parmi ces négriers, la majorité, soit 105 maisons, organisent une seule expédition et une minorité en organise plus de 10 expéditions.

Les grandes maisons bordelaises qui ont dépassé les 10 expéditions sont, par ordre décroissant : famille Nairac avec 25 expéditions, Jacques-Alexandre Laffon de Ladebat pour 15 expéditions, Isaac Couturier avec 14 expéditions, Jean Senat avec 11 expéditions, Jean Marchais pour 11 expéditions, famille Gradis avec 10 expéditions et Dommenget avec 10 expéditions.

Paul Nairac possédera une flotte de quatre navires, dont trois négriers et deux raffineries dans le quartier Sainte-Croix.
Jacques-Alexandre Laffon de Ladebat (1719-1797),
armateur et négociant de la ville de Bordeaux
 
Le premier historien à travailler sur le sujet est Éric Saugera, originaire de Nantes, avec son ouvrage Bordeaux, port négrier : chronologie, économie, idéologie, XVIIeXIXe siècles, publié en 1995.
 
Le Musée d’Aquitaine présente depuis 2009 des salles permanentes consacrées à l’esclavage et au commerce triangulaire.