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Monument à la mémoire des esclaves, Saint-François, Guadeloupe
Monuments et lieux commémoratifs

Monument à la mémoire des esclaves, Saint-François, Guadeloupe

Adresse
Saint-François, 97118 Saint-François
Téléphone
05 90 68 66 81
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Monument à la mémoire des esclaves

Saint-François, Guadeloupe

Le Monument à la mémoire des esclaves fut inauguré dans la commune de Saint-François, en Guadeloupe, le 27 mai 1998, à la date anniversaire du cent cinquantenaire de l’Abolition de l’Esclavage.

Il met en scène des éléments constituant l’univers de la condition servile : le chaîne, le boulet et le tambour.


La chaîne brisée symbolisant la liberté des esclaves © www.guadeloupe-tourisme.com

Sur le livre, sont mentionnés 6 mots : Afrique, Escale, Torture, Fouet, Nèg Mawon et Liberté.

Il rend aussi hommage à tous ceux qui se sont rebellés et qui luttèrent pour leur liberté. On peut voir inscrit sur le livre les noms de Delgrès, Ignace ou encore Solitude.

Louis Delgrès (1766-1802), est un métis libre né à Saint-Pierre en Martiniquee. Officier de l'armée, chef de bataillon, il participe au renvoi de Lacrosse, dépositaire de l'autorité de la France en Guadeloupe, en 1801. En mai 1802, il refuse de se soumettre au corps expéditionnaire et combat en reprenant le mot d'ordre des Jacobins (républicains radicaux) "vivre libre ou mourir". Après 18 jours de combat, encerclé par des forces supérieures dans l'habitation d'Anglemont à Matouba (Saint-Claude), pour ne pas être fait prisonnier, il fait exploser son retranchement et meurt avec 300 compagnons d'armes.

Statue de Joseph Ignace, Les Abymes (Guadeloupe), par Jacky Poulier


Joseph Ignace
(né en 1769 ou 1772 à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, et mort le 25 mai 1802 aux Abymes, en Guadeloupe) est un officier des troupes républicaines opposé au rétablissement de l'esclavage par Napoléon Bonaparte. Lors de la défense du fort de Baimbridge, contre les troupes commandées par le général Richepance, il se suicide respectant le serment qu'il avait fait avec Louis Delgrès de « Vivre libre ou mourir ».

Solitude est la fille d’un colon et d’une esclave née aux environs de 1772. Elle-même réduite en servitude, elle est libérée par la première abolition en 1794. Lorsque Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage en 1802, elle rallie une communauté marronne située à Goyave, en Guadeloupe. Celle-ci est dirigée par un chef marron, Moudongue Sanga. Elle s'illustre lors de la bataille du 8 mai 1802 contre les troupes du général français Richepance (1770-1802), aux côtés des troupes armées de Louis Delgrès. Contrairement à Louis Delgrès et à ses compagnons d’arme, elle fut capturée et condamnée à mort. Enceinte, la “mulâtresse“ Solitude aurait été exécutée par pendaison le 29 novembre 1802 au lendemain de son accouchement.

Monument à la mémoire des esclaves, Saint-François. Le livre de la mémoire. © www.guadeloupe-tourisme.com