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Prix de thèse 2015 du CNMHE / Prix Suzanne Césaire
Cérémonies officielles

Prix de thèse 2015 du CNMHE / Prix Suzanne Césaire

Dates
10 mai 2016 > 10 mai 2016
Adresse
Ministère des Outre-Mer - 27 Rue Oudinot - 75007 Paris

Prix de thèse 2015 du CNMHE

Prix Suzanne Césaire

 

Depuis 2005, un prix récompense une thèse en sciences sociales et humaines portant sur l’histoire de la traite, de l’esclavage et des abolitionnismes à l’époque coloniale ou sur ses conséquences dans le monde actuel.
 
La Lauréate du prix 2016 est  Klara BOYER-ROSSOL, pour sa thèse Entre les deux rives du canal du Mozambique : Histoire et Mémoires des Makoa de l’Ouest de Madagascar. XIXe-XXe siècles, soutenue le 20 novembre 2015, à l'Université PARIS 7 Diderot.

 

Suzanne Césaire (1915-1966)

Suzanne Césaire
Suzanne Césaire, née Suzanne Roussi, le 11 août 1915 au lieu dit Poterie aux Trois-Îlets, en Martinique, et morte le 16 mai 1966 dans les Yvelines, est une écrivaine française et l'épouse d'Aimé Césaire.

Fille d'une institutrice, Flore Roussi (née William) et d'un employé d'usine sucrière, Benoit Roussi, Suzanne est étudiante à l'École Normale Supérieure en 1936, quand elle rencontre Aimé Césaire. Ils se marient le 10 juillet 1937. Ils auront six enfants. En 1938, à la fin de ses études, elle retourne en Martinique et enseigne au lycée Victor-Schœlcher à Fort-de-France.
 
Elle est la cofondatrice, en 1941, avec son mari et René Ménil de la revue Tropiques, destinée à valoriser le surréalisme, la culture et la littérature noire-africaine et caribéenne. Cette revue dénonce aussi le colonialisme, l'aliénation culturelle et le régime de Vichy représenté en Martinique par l'Amiral Georges Robert.

Suzanne Césaire est l’auteure de nombreux articles de Tropiques :
- « Leo Frobenius et le problème des civilisations », avril 1941
- « Alain et l'esthétique », juillet 1941
- « André Breton, poète », octobre 1941
- « Misère d'une poésie », janvier 1942
- « Malaise d'une civilisation », avril 1942
- « 1943 : le surréalisme et nous », octobre 1943
- « Le Grand camouflage », 1945
- « Aurore de la liberté », 1955, pièce de théâtre, adaptation libre de la nouvelle Youma de Lafcadio Hearn (texte perdu)

  

En rétention administrative en Martinique, avant d'être autorisé à rejoindre les États-Unis, André Breton découvre cette revue, prend aussitôt contact avec leurs fondateurs et se lie d'amitié avec  Suzanne et Aimé Césaire.

« Loin de contredire, ou d'atténuer, ou de dériver notre sentiment révolutionnaire de la vie, le surréalisme l'épaule. Il alimente en nous une force impatiente, entretenant sans fin l'armée massive des négations. », Suzanne Césaire
 
En 1945, les Césaire s'installent au Petit-Clamart dans les Hauts-de-Seine, puis retournent en Martinique en 1949. Aimé Césaire démissionne alors du Parti communiste français.

En 1955, Suzanne Césaire écrit une pièce de théâtre Aurore de la liberté et revient en France où elle enseigne en tant que professeur de Lettres au collège Étienne, à Sèvres, puis au lycée technique de la même commune. Elle se sépare d'Aimé Césaire en avril 1963. Elle meurt d'un cancer du cerveau.

Cérémonie de remise du prix de thèse 2015
La cérémonie aura lieu le 10 mai 2016, lors de la Journée nationale des Mémoires de la Traite, de l'Esclavage et de leurs Abolitions, au Ministère des Outre-mer, en présence de Daniel Maximin,  romancier, poète et essayiste guadeloupéen, de Mylenn Wagram et Marie-Noëlle Euzèbe.