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La Base de données de la Traite et de l'Esclavage transatlantique / The Trans-Atlantic Slave Trade Database - Emory University
Événements scientifiques

La Base de données de la Traite et de l'Esclavage transatlantique / The Trans-Atlantic Slave Trade Database - Emory University

Dates
01 janv. 2009 > 31 déc. 2020
Adresse
EMORY UNIVERSITY - HISTOIRE & HÉRITAGES DE L'ESCLAVAGE, dans les collections publiques en France / Portail Joconde - 201 Dowman Drive - 30322 Atlanta, Georgia
Téléphone
+1 (404) 727 61 23

LA BASE DE DONNÉES DE LA TRAITE
ET DE L'ESCLAVAGE TRANSATLANTIQUE
une collaboration internationale de

  • Emory University, Atlanta (USA)
  • W.E.B. Dubois Institute (Harvard University, USA)
  • The University of Hull (Grande-Bretagne)
  • Universidade federal do Rio Janeiro (Brésil)
  • Victoria University of Wellington (Nouvelle Zélande)



La Base de données de la Traite et de l'Esclavage transatlantique est le point culminant d'une recherche indépendante et collaborative menée par des universitaires qui on puisé dans les ressources des bibliothèques et archives tout autour du monde atlantique. Le site Internet www.slavevoyages.org proprement dit est le résultat de deux années de travail développé par une équipe pluridisciplinaire d'historiens, d'archivistes, de pédagogues, cartographes, programmeurs informatiques et webdesigners, en lien avec des historiens du commerce esclavagiste des universités d'Europe, d'Afrique, et d'Amérique du sud et du nord.

Cette base de données dispense des informations sur plus de 35.000 expéditions esclavagistes qui ont embarqué de force plus de 12 millions d'Africains transbordés vers les Amériques du 16ème au 19 ème siècle. Le corpus offre aux chercheurs, aux étudiants et au grand public l'occasion de découvrir la réalité de l'une des plus massives déportations de peuples de l'histoire mondiale.
La base de données propose une riche cartographie actualisée, une iconographie de manuscrits, de lieux, d'esclaves et de navires; des bases de données de plus de 91.000 noms africains et de 35.000 traversées de traite, des ressources éducatives et un essai introductif du chef de projet David Eltis (Emory University), assorti de parcours d'esclaves affranchis comme Dobo (déporté vers Cuba), Catherine Zimmermann-Mulgrave* (déportée vers la Jamaïque) ou Ayuba Suleiman Diallo (lettré peul musulman déporté depuis la Gambie sur l'Arabella en 1731)…

                                                                      Catherine Zimmermann-Mulgrave au centre à gauche © DR

* Catherine Zimmermann-Mulgrave a survécu à la traversée négrière de l'Heroïna qui l'avait embarquée de force en Angola en 1833, sur la côte ouest-africaine, pour l'acheminer vers Cuba, mais fit naufrage le long des côtes de Jamaïque. Elle parvint à s'échapper de l'épave portugaise avec d'autres esclaves et "reçu" le nom européen de Catherine Mulgrave, du nom du gouverneur britannique de l'île, le Comte de Mulgrave. La photographie présente la famille Zimmerman-Mulgrave. Catherine avait épousé M. Johannes Zimmermann en 1851 après avoir divorcé de M. Georg Peter Thomson en 1849, dont elle avait eu deux enfants: Rosie et Georg Thomson. Des copies de cette photographie figurent aux archives 21 de Bâle (Suisse) et aux archives de la ville de Gerlingen en Allemagne. Catherine devint enseignante et retourna en Afrique avec son époux où elle s'engagea dans un travail missionnaire au Ghana.