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Journées de la Liberté / Commémoration de l'Abolition de l'Esclavage en Guyane
Cérémonies officielles

Journées de la Liberté / Commémoration de l'Abolition de l'Esclavage en Guyane

Dates
10 juin 2015
Adresse
Conseil Régional de Guyane - Carrefour Suzini, 4179 route de Montabo - 97307 Cayenne
Téléphone
05 94 29 20 20

LES JOURNÉES DE LA LIBERTÉ

Luttes & Résistances en Héritage
du 1er au 10 Juin 2015

Commémoration de l'Abolition de l'Esclavage

Cayenne, le 10 juin 2015

Au programme de ce jour commémoratif du théâtre, de la danse, des prestations autour du tambour et des conférences de Cayenne à Saint-Laurent en passant par Saint-Georges.

Les conférences proposées devraient réunir les passionnés d'histoire et ceux qui sont intéressées à mieux connaître certains aspects de l'esclavage en Guyane.

Invité par les services culturels du Conseil Régional:
Eloy Coli, conservateur de la maison des esclaves de Gorée, interviendra 10h30 à l'ENcre pour une conférence intitulée "Esclavagisme et la traite des noirs".
Une page de l'histoire vue d'Afrique qui sera complétée à 11h30 par l'histoire de l'esclavage vue du Brésil avec l'historien chercheur Joaio Altaide sur la thématique "Les Quilombos en Amapa".

Armide Euzet, directrice d'école à la retraite traitera à 11h00 "D'éducation et de liberté".
L'historien Eugène Epailly propose enfin une conférence sur "L'habitation sucrière de Beauregard 1776-1848" à la mairie de Cayenne à 19h30.

Le décret de l'abolition paraît le 27 avril 1848. Il sera publié dans "La feuille de Guyane française" le 10 juin 1948.
Le Gouvernement provisoire, considérant que l'esclavage est un attentat contre la dignité humaine [...] décrète :
  • Article 1 : L'esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d'elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres sera absolument interdit.
  • Article 4 : Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n'auraient point entraîné ce chatiment. [...]
  • Article 7 : Le principe que le sol de la France affranchit l'esclave qui le touche est appliqué aux colonies et possessions de la République.
  • Article 8 : A l'avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout français de posséder, d'acheter ou de vendre des esclaves [...] Toute infraction à ces dispositions entraînera la perte de la qualité de citoyens français.[...]
Victor Schoelcher avait proposé tout un ensemble de mesures pour accompagner l'abolition de l'esclavage. Parmi celles-ci, il avait prévu une indemnisation des esclaves libérés, cette proposition fut rejetée.
Par ce décret, les esclaves des colonies françaises passent directement du statut d'esclave à celui de citoyen, sans période "d'adaptation" (comme ce fut le cas dans les colonies anglaises).
En Guyane, l'abolition de l'esclavage fut proclammée le samedi 10 juin 1848 et le décret fut publié deux mois plus tard. La déclaration de Pariset, Commissaire général de la République en Guyane, aux habitants fut en ces termes : "Citoyens, en vertu du décret de la République du 27 avril 1848, au nom du peuple français, nous proclamons l'abolition de l'esclavage à la Guyane française, Vive la République".
(Propos reccueillis dans "la Feuille de la Guyane française" n°33, du 12 août 1848).