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Commémoration de l’arrivée des travailleurs 'engagés' Indiens en Guadeloupe

Lieu

Stèle Mémorial des Indiens de Martinique, Case-Pilote
CASE-PILOTE
Monuments et lieux commémoratifs
Événements culturels

Commémoration de l’arrivée des travailleurs 'engagés' Indiens en Guadeloupe

Dates
16 déc. 2016 > 16 déc. 2017
Adresse
Salle de délibération de la ville de Petit-bourg - Stèle Mémorial des Indiens de Martinique, Case-Pilote - Rue Schoelcher - 97170 Petit-Bourg
Téléphone
06 90 85 91 85

Commémoration de l’arrivée
des Indiens en Guadeloupe

Mémoires et Cultures

Il y a 162 ans, plus de 300 travailleurs indiens contractuels débarquaient en Guadeloupe. Ils venaient du sud de l’Inde et parlaient essentiellement leur tamoul maternel.

Vendredi 16 décembre 2016, 18h
Salle de délibération de la ville de Petit-bourg, Guadeloupe

Samedi 24 décembre de 09h à 11h
En mémoire des premiers travailleurs indiens débarqués en terre guadeloupéenne le 24 décembre 1854 à bord du navire L'Aurélie et qui font de cette île un territoire divers et multiple, une cérémonie de recueillement aura lieu au

Monument du Premier Jour à la Darse de Pointe-à-Pitre



Organisée par Agir en citoyens avec la collaboration
du Conseil Guadeloupéen pour les langues indiennes

Cette commémoration donnera lieu à une conférence-débat, une exposition, et des festivités artistiques (musique, chants, danses, dégustation).

Les deux intervenants de la conférence-débat seront :

  • Jack Cailachon, éditeur du bulletin « Aurélie » : « Les Indiens de la Guadeloupe : des ports de l’Inde à la terre de Guadeloupe »
  • Ary Broussillon, sociologue, spécialiste du patrimoine historique de Petit-bourg : « Les Indiens de Petit-bourg : de leur intégration dans la vie de la commune ».
Travailleurs 'engagés' indiens et chinois, DR.

L’ARRIVÉE DES MIGRANTS INDIENS EN GUADELOUPE,
LES DÉPÔTS D’IMMIGRANTS
Revue AURÉLIE N° 16

Tout comme au départ de l’Inde – de Pondichéry par exemple – existait un dépôt des émigrants, de même existait dans les colonies sucrières d’arrivée – en Guadeloupe par exemple – un dépôt des immigrants. C’était le premier endroit de son nouveau pays que foulait l’immigrant indien ; son tout premier contact avec son nouvel univers de vie et de travail. Lieu de la transformation du passager du coolie ship en un futur résident indien en Guadeloupe (où Martinique, Guyane, Réunion), ce sas était d’abord le lieu de l’accomplissement des formalités d’arrivée et d’entrée sur le territoire guadeloupéen : des formalités administratives et médicales.

Il fallait en effet, délivrer au colon - qui en avait préalablement ‘passé commande’ à l’Administration de la colonie – d'une ‘marchandise’ franche et loyale ou, pour le dire moins brutalement, l’on devait évaluer médicalement que – pour raisons de santé notamment - l’immigrant ne serait pas inapte au travail pour lequel la filière agricole guadeloupéenne d’alors le faisait venir de si loin. Il fallait également prémunir la population guadeloupéenne de tout risque de contagion épidémique à partir de passagers malades ; en cas de suspicion, et avant toute autorisation de débarquer pour le dépôt des immigrants, le navire était placé en quarantaine ; classiquement à Terre-de-Haut (archipel guadeloupéen des Saintes).

Au plan administratif, il faut ne pas oublier que, travailleur immigré, l’Indien avait donc en Guadeloupe le double statut d’étranger (à tout le moins celui en provenance de l’Inde anglaise ; celui issu de la juridiction de Pondichéry, pour français qu’il était, n’avait pas la qualité de citoyen, comme le Guadeloupéen d’après avril 1848, mais de sujet) et de travailleur. À ce double titre, c’est dans ce dépôt des immigrants que s’enclenchait la procédure de sa mise en conformité avec les règles applicables ad hoc dans la Guadeloupe de l’époque, pour la durée de son engagement et en prévision de son séjour en terre guadeloupéenne.

Si, à partir de la convention franco-britannique du 1er juillet 1861, l’immigration réglementée post-abolition sera désormais uniquement indienne, l’institution du dépôt d’immigrants (indépendam-ment de la nationalité) est antérieure puisque l’on trouve trace de sa création dès 1855, donc pour des immigrants ne provenant pas uniquement d’Inde. Le seizième numéro de la revue Aurélie est pour l’essentiel centré sur le thème des dépôts d’immigrants (indiens) de la Guadeloupe.…
Jack Caïlachon.

Pour en savoir plus:
Liens à consulter sur Fouillole, dépôt d’immigrants indiens.
Conseil général : session... / Guadeloupe et dépendances | 1880 | Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58601569/f315.image.r=fouillole
Conseil général : session... / Guadeloupe et dépendances | 1880 | Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58601569/f758.image.r=fouillole
Conseil général : session... / Guadeloupe et dépendances | 1880 | Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58601569/f1061.image.r=fouillole
Conseil général : session... / Guadeloupe et dépendances | 1882-11-21 | Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54171831/f699.item.r=fouillole.zoom
Conseil général : session... / Guadeloupe et dépendances | 1871 | Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5415733k/f99.image.r=fouillole





CONTACT

Conseil Guadeloupéen pour les langues indiennes
06 90 85 91 85 ou 06 90 62 14 59